lundi 7 février 2011

Fief et vassalité en Occident au XIe

Alors je volais poster ça sur le forum (qui, je pense, est plus navigable), mais apparemment je n'ai pas le droit de créer une section histoire (ou peut être n'ai-je rien compris)? Donc pour l'instant je poste ça ici.


Suite au mvt de paix de Dieu (débute ds certaines parties de l’Occ autour du début du XIe) :
·      Stabilisation de mvts violents des miles fin pbs de violence et d’ordre public (pcq les moines valident l’existence des seigneurs châtelains et leurs territoires --> par des interdiction ils autorisent leur existence)
·      Permet (au sein de l’aristo) la mise en place d’une soc féodale « petit qui en échange d’un élément matériel reçoit la protection d’un gd. »
Les mots de fief et vassalité st ts les deux lies à cette soc :
Fief : élément matériel qui fournit au vassal des revenus + ou – ipt.
La vassalité : désigne la subordination d’un seigneur à un autre supérieure en rang, la vassalité est un engagement volontaire.
Ds les relations féodaux-vassaliques les termes fief et vassalité s’impliquent, il ne s’agit pas de définir les caractéristiques de l’un et de l’autre car leur définitions se croisent, mais de réfléchir en quoi le fief (élément matériel) peut déterminer la vassalité (rang aristocratique --> abstrait) et comment ces deux termes prennent ensemble une iptce considérable.

I. Le fief : symbole du vassal
1. Il n’y a pas de vassal sans fief
-       C’est ce qui le sépare du châtelain
-       Cérémonie d’hommage volontaire --> liberté du vassal
-       En contrepartie des services rendus (promis) au seigneur --> + ou – égalité ac celui-ci ≠ serf et + fort que la simple fidélité

2. Symbolise l’intégration ds l’aristocratie
-       moyen de contrôler qui rentre ms surtout devient un privilège fief et vassalité deviennent les synonymes d’une certaine noblesse
-       explique le don de terres en fief
-       autonomie par rapport au château du seigneur
3. L’importance et la nature d’un fief sont parallèles à celles de la vassalité
-      Tout vassal n’a pas simplement un fief (+ sont possible) --> même possibilité d’avr plusieurs seigneurs
-      Implique un pvr: la justice (des paysans de son fief la plupart du tps)
-      Fonctionnement pyramidal : du roi qui symboliquement a le plus grand pvr puisqu’il ne prête serment à personne, au miles pr lequel le fief suffit tt au plus à leur entretien
II. Fiefs et vassalité : symboles d’un nv pvr
1. La reprise en main de son territoire
-Un moyen d’ordonner l’aristocratie, prendre le contrôle de la féodalisation et en faire un instrument de son pvr :
reprise en fiefs (Guilhem de Montpellier, 17 territoires)
•  dès 1047 les châteaux doivent être autorisés par le duc en Normandie (organisation encore rare ds les autres principautés)
- Réaffirmer son pvr : Ramon de Berenguer, suite à des troubles internes --> redistribution des fiefs nv vassaux = nv pvr
2. + de fiefs = + de vassaux = + de d’influence
- La vassalité ms pas à n’importe qui : duché de Normandie les fiefs comtaux st distribués + au membres de la famille ducal en + d’un répartition stratégique (aux 4 coins du duché) des territoires confiés à des amis de la famille ducal.
- Guillaume le Conquérant = tenant en chef du duché de Normandie ms aussi vassal du roi de France : l’iptce de ses fiefs (4000 fiefs de chevaliers) --> menace potentiel pr le roi
3. Explicitation d’un certain pvr
- Conversion d’une richesse matérielle en pvr politique
- Recevables mais aussi jurables et rendables
- Mieux organiser l’entretien  et l’ordre de leur territoire : la vassalité immédiate (mise en place par Ramon de B) est + sûre.
Mais morcellement + ou – prononcé du pvr --> la réassurance des princes passe pas la bonne maitrise des vassaux et de leurs fiefs.
Conclusion : Deux mots qui définissent véritablement la nouvelle organisation de l’aristocratie. Fief : pvr du vassal autant que le symbole de sa vassalité, entrée ds un nvl ordre où des changements s’opèrent (entrée de nvx hommes ds la noblesse) mais où la hiérarchie change peu. Non pas une redistribution des territoires mais une réappropriation.
==> ne fait que commencer ds qq duchés au XIe mais va s’imposer tt au long du XIIe.
Reprise :
- La première partie manque cruellement d’exemples (en effet il n’y en a aucun)
- Je n’ai pas du tout parlé des paysans alors que le fief les concernent directement, il manquerait donc une partie à mon dvlpt où il faudrait parler surtout des différentes taxes que les seigneurs imposent sur leurs fiefs et les tâches qu’ils leur demandent d’accomplir.

dimanche 6 février 2011

Est-ce qu'il y aurait une bonne âme pour me prêter Proust palympsete lundi? Je vous le rendrai mardi....
Merci d'avance

le fou et la venus

Bonjour !


Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l’œil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l’Amour.
L’extase universelle des choses ne s’exprime par aucun bruit ; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c’est ici une orgie silencieuse.
On dirait qu’une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l’azur du ciel par l’énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l’astre comme des fumées.
Cependant, dans cette jouissance universelle, j’ai aperçu un être affligé.
Aux pieds d’une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l’Ennui les obsède, affublé d’un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l’immortelle Déesse.
Et ses yeux disent : — « Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d’amour et d’amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux. Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l’immortelle Beauté ! Ah ! Déesse ! ayez pitié de ma tristesse et de mon délire ! »
Mais l’implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.

 Le fou et la Vénus, Petits poème en prose, Baudelaire

Je suis passée sur "Le Fou et la Venus" des Petits Poèmes en Prose de Baudelaire, je peux vous transmettre quelques remarques que Mme Catifait m'a fait lors de la reprise:
-Alors tout d'abord ce poème est intéressant par sa forme en prose, Baudelaire tout en conservant un style poétique indéniable (lyrisme, abondance des métaphores et autres figures + topos poétiques) introduit des aspects qui semblent anti-poétiques (surtout la description).
-Il y a confusion entre le poète et son sujet, une ambiguïté qui augmente au fur et à mesure du poème (j'assiste à l'éclosion de ma propre pensée?)
-Poème qui tourne autour de la difficulté d'accéder à la beauté, beauté qui le nargue "se pâme" (ridicule du poète aux yeux des autres, mais sa cs de la beauté "invisible" cf. l'Albatros)
Bon c'est vraiment pas grand chose et j'ai oublié ce qu'elle m'avait dit par rapport à l'Ennui pascalien, mais peut être que (on ne sait jamais) cela vous aidera. En tout cas merci à vous pour vos khôlles!

Bonne fin de week-end!
Terah

DS français/colles (3)

Bonjour tout le monde,

Bon j’avais rédigé ma colle à l’écrit mais il y avait pas mal de choses au niveau de l’interprétation qui sont inutiles pour la dissert. Je vous fais donc un rapide topo de ce qui est réellement intéressant au niveau de la structure de « Barbare », de Rimbaud.

Intérêt de ce poème en prose réside ds l’originalité de l’expression : rédaction chaotique avec grammaire désarticulée et foisonnement d’exclamations. Les phrases sont inachevées, les propositions sont mêlées dans une sorte de foisonnement lyrique et le texte se révèle au final comme une énigme dont les clés sont disséminées par l’auteur dans le texte. Interessant de se pencher sur le titre : « barbare » désigne en effet à l’origine le langage déstructuré que les grecs/romains attribuaient aux étrangers. Nouvelle dimension de la poésie : la déstructuration du poème conduit finalement à une construction d'une histoire que l'on entrevoit en analysant le poème. Cette capacité de construire dans le chaos est illustrée par la thématique du poème elle-même : en effet, Rimbaud nous laisse voir un monde plongé dans le chaos au début du poème, puis se dessine une sorte de reconstruction d’un nouveau monde dominé par la femme, le désir, l’espoir et la beauté. Cette construction reste cpdt inachevée par les points de suspension.
Voili, voilou, j'espère que ça vous servira.
Bonne fin de week-end à tous!

Mathilde

DS français/colles

Ma colle est également à l'écrit mais je compte analyser qlq poèmes par-ci apr-là, et si je trouve le temps je les recopierai sur l'ordi, ou du moins les gdes lignes. sinon, certains connaisssetn déjà ce site : http://www.comptoirlitteraire.com/ qui est plutôt pas mal si on fait le tri. attention tout n'est pas géniallissime, mais il peut bien aider, et dit les gdes lignes des gdes oeuvres !

bonne chance !

Elea

DS français/colles

Bien le bonjour à tous !
En ce qui concerne le week end plein de littérature que nous commençons tous, je propose un petit quelque chose. J'ai discuté avec une khagne très rapidement hier qui nous a dit que bien que la critique était importante à lire pour avoir des lignes directrices, il fallait aussi et surtout lire, apprendre et analyser des poèmes, ce que nous a aussi dit Catifait. C'est pourquoi je propose qu'on se fasse un peu tous tourner nos colles, surtout ceux qui les ont tapés, quite à juste les lire sans vraiment s'attarder dessus, pour avoir en tête un peu tous les auteurs et leurs lignes directrices.

Du coup je commence, mais ma colle étant écrite à la main et résidant actuellement chez Swan, je vais essayer de me souvenir et de vous donner les lignes directrices, à vous d'en faire autant. Je suis passée sur Aube de Rimbaud, et ma problématique était quelque chose comme : Comment ce poème illustre à la fois la lettre du voyant, le titre du recueil (Illuminations, qui devait s'appeler Colour Plates, soit plus ou moins 'Tâches de couleurs')  et la phrase de René Char "Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir" ?
En gros, le poète court après une déesse qui peut être à la fois vue comme l'Aube fugitive et la Muse poétique. Il peint à travers ce poème une image fugitive (color plates) faite d'impressions, de sensations procurées par l'aube, temps hors du temps donc temps poétique (cf temps incarné de Proust). Mais il retrace aussi le parcours d'un poète/enfant qui cours après sa Muse/déesse, habité par un désir très fort à la fois sensuel et poétique (la poésie comme vecteur de désir, une poésie 'frissonante' que le poète désire ardemment atteindre : il veut embrasser la Poésie personnifiée et cette 'embrassade' serait l'apogée de son art poétique, la fusion avec l'absolu du poète). C'est donc le parcours du poète à travers sa propre poésie, il parcourt son monde de mot. Mais le matin vient, et l'aube et l'enfant tombent au pied du bois (chute, dans les deux sens du terme). L'aube/déesse/muse a donc fuit avant que le poète puisse vraiment l'avoir saisie : "un désir demeuré désir" de la quête poétique : l'enfant/poète devra attendre encore toute la journée et toute une nuit pour avoir une nouvelle chance d'attraper sa Muse/Aube => le travail pétique doit sans cesse se renouveler, tous les jours, à travers une course poursuite, une quête épuisante, pour que le poète puisse avoir un jour une chance d'atteindre la perfection poétique voulue. La lettre du voyant stipule cette douleur du travail poétique, qui doit passer par des épreuves et par la souffrance pour pouvoir être un jour "voyant". Mais Rimbaud se fait voyant dans ce poème par la retranscription sonore et illuminée de son expérience de l'aube : il la voit et nous la fait voir.


Voilà pour moi, en gros, j'espère que vous ne ferez pas les limaces et que vous ferez tourner les votres aussi, ça prend pas très longtemps.
Bon week end à tous !
Juliette